[Avis] Metro Redux (Switch): Un portage nécessaire?

Sorti le 28 février dernier, les deux premiers opus de la saga Metro, nommés 2033 et Last Light, inspirés des romans de Dmitry Glukhovsky, ont fait leur apparition sur Nintendo Switch dans une remasterisation nommée Redux déjà sortie en 2014 sur PS4, Xbox One et PC. L’occasion de découvrir ou redécouvrir ces 2 premiers épisodes d’une saga dont la réputation n’est plus à faire. Les jours et les semaines passent, et le temps est venu pour moi de vous proposer mon avis sur cette compilation. Portage nécessaire à la console hybride de Big N? Un grand merci à Koch Media France pour leur confiance et l’envoi des codes des 2 jeux.

Attention: les jeux ont été faits à partir d’une Nintendo Switch Lite, ainsi je ne peux apporter aucune précision sur leur mode docké.

Metro 2033 Redux

10 ans après sa sortie initiale sur PC et Xbox 360, Metro 2033 revient dans une version Redux, cette fois-ci dédiée à la Switch. L’action prend place en 2033 à Moscou, et dans un monde dévasté par une guerre nucléaire dont nous ignorons les causes. La poignée d’habitants qui a survécu s’est réfugiée dans le seul endroit respirable et sûr qu’il leur reste: les souterrains du métro. Radiations et les créatures mutées qui en résultent sont maintenant maîtres de la surface de la Terre, la rendant inhabitable sans masque à gaz et sans se faire agresser tous les 2 mètres. Nous incarnons Artyom, un orphelin né quelques années avant le désastre, dont la seule motivation est de devenir Ranger, seule faction à qui l’on octroie le droit d’arpenter la surface de la planète. Au programme: survie, mutants en tout genre et ambiance post-apocalyptique dont la saga Metro a le secret.

A proprement parlé, malgré la Switch et la petitesse de son écran, Metro 2033 commence à sérieusement subir le poids de ses 10 bougies. Textures un peu dépassées, visages et animations rigides, un flou assez prononcé en arrière plan, sur un terrain de jeu particulièrement sombre, cela s’avère plus difficile que je ne l’imaginais de se replonger dedans facilement. Pour autant, on ne peut pas reprocher à Metro 2033 de très bien tourner sur la console de Nintendo. La fluidité est au rendez-vous, et finalement notre œil se refait petit à petit à cet écart graphique.

Metro 2033 est un FPS survivaliste. On retrouve ainsi des mécaniques tout ce qu’il y a de plus simples à prendre en main, la survie en plus. Compter ses balles, fouiller les moindres recoins, vérifier le temps de la cartouche de son masque à gaz, recharger sa lampe, on tentera même un peu l’infiltration histoire de s’en sortir plus facilement. Ce premier volet n’a rien de facile, malgré le mode « Spartiate », DLC d’emblée disponible dans cette édition pour les deux jeux, qui tente de mettre un peu plus l’accent sur l’action. Si tout ça semble d’une simplicité enfantine, Metro 2033 n’en oublie pas une fois de plus de nous faire ressentir son grand âge et n’est pas aidé par la sensibilité des joy-cons de la Switch. Soit trop sensible, soit pas assez, on a du mal à prendre correctement les phases de tir en main, et la rigidité des déplacements d’Artyom ne nous facilite pas la tâche non plus.

Metro Last Light Redux

Metro Last Light fait suite à 2033. Contrairement à ce dernier, Last Light se veut indépendant des romans pour continuer de suivre les aventures d’Artyom. Pour autant, le scénario de ce second épisode a été écrit des mains de l’auteur Dmitry Glukhovsky. Il se déroule un an après les événements de son prédécesseur. Artyom, rongé par la culpabilité, fait désormais partie des Rangers aux côtés de Melnik et sa fille, Anna. Dans cette suite, l’écriture se veut plus grave et bien plus profonde. Si le résultat de la guerre nucléaire et ses créatures font toujours partie intégrante de ce volet, Metro Last Light se focalise sur les répercussions humaines et « politiques » de la catastrophe et se transforme en véritable combat pour la survie entre factions.

Avec ses 3 ans d’écart, Metro Last Light dévoile une technique un peu mieux maîtrisée, les environnements sont plus fournis, et les détails mieux peaufinés en termes de qualité brute. On note également une nette amélioration quant aux déplacements de notre personnage facilitant d’autant plus la prise en main du gameplay.

De ce côté, pas grand changement, on conserve les mêmes mécaniques précédemment visitées. La survie y est toujours omniprésente, l’immersion reste intacte quand bien même on maîtrise aisément les joy-cons de notre petite console. Cela étant dit, les phases de tirs se dévoilent bien plus jouables, la visée est plus vivace, rendant ainsi les combats bien plus agréables que dans le volet précédent.

Pour ceux ayant déjà fait et refait ces 2 premiers épisodes de la saga, cette version Switch se veut assez dispensable. En mode nomade, Metro 2033 s’avère assez difficile à prendre en main, la faute aux joy-cons trop souples pour maîtriser ce FPS en un claquement de doigts. Pour les autres, sans aller jusqu’à vous conseiller de sauter dessus, cette version Switch se veut appréciable par la possibilité d’y jouer où vous voulez, quand vous voulez. Évidemment, ce n’est pas toujours très joli à regarder, mais il faut savoir relativiser et remettre les 2 opus dans leur contexte graphique et leur ancienneté (10 ans pour 2033, 7 pour Last Light). Quoi qu’il en soit, ces 2 premiers volets de la saga restent des petites pépites narratives dans un univers immersif et maîtrisé.

Les plus

  • Metro 2033 et Metro Last Light dans la poche
  • Un univers et une narration prenants
  • Le gameplay survivaliste
  • La constance de la fluidité

Les moins

  • Un portage un peu faiblard qui fait nettement ressentir le poids des années
  • Un gameplay pas toujours évident à maîtriser en mode nomade

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