[Avis] Yakuza Kiwami 2: Aussi féroce qu’un dragon?

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Une fois n’est pas coutume, la fin de l’été a une fois de plus été marquée par le retour de Kazuma Kiryu dans un nouveau remake de Yakuza. Alors que nous découvrions la fin de son combat dans Yakuza 6, Sega n’en a pour autant pas fini pour nous faire découvrir ou redécouvrir les épisodes passés. Après un fabuleux Yakuza Kiwami, remake du tout premier opus sorti en 2005, c’est au tour de sa suite, Kiwami 2 (Yakuza 2) de venir nous en mettre plein les mirettes sur PlayStation 4.

Bien que je découvre la licence dans un ordre un peu particulier, je n’en reste pas moins admirative pour ce jeu, son histoire, son univers, et ses personnages. Assez parlé de moi, Yakuza Kiwami 2 a-t-il su faire perdurer ce profond respect que j’ai? Une question dont la réponse est quasiment évidente mais voici, sans plus attendre, mon avis le concernant.

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Un grand merci à Koch Média France pour la version du jeu et la confiance qu’ils continuent à m’accorder.

1. Double Dragon

Les événements de ce Yakuza Kiwami 2 se déroulent un an après son prédécesseur Kiwami. Avant toute chose, sachez que si vous souhaitez démarrer l’expérience par cet épisode, il vous propose un excellent récapitulatif du premier, un bon moyen pour se remettre dans le bain ou tout simplement ne pas se lancer totalement dans l’inconnu.

Malgré sa tentative de vivre une vie normale aux côtés de Haruka, Kiryu n’en a pas fini avec son passé de Yakuza. Une guerre est sur le point d’éclater entre deux puissantes organisations: le Tojo Clan du Kanto (non, pas celui-là, un autre) et l’Omi Alliance du Kansai. Prêt à tout pour faire régner la paix entre les deux clans, le Dragon de Dojima va se retrouvé mêlé à un conflit vieux de 26 ans et va faire par la même occasion la rencontre fracassante de Ryuji Goda du clan Go-Ryu, fils de l’actuel président de l’Omi Alliance, surnommé le Dragon de Kansai. Mais il ne peut y avoir qu’un seul Dragon.

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Si vous avez suivi mes ressentis quant aux scénarios que proposent les Yakuza, vous savez d’ores et déjà qu’ils m’estomaquent par leur complexité et leur intensité. Et ce n’est pas Kiwami 2 qui va manquer à son devoir. Une fois de plus, la licence confirme son talent quant à l’écriture d’un scénario qui tient la route, qui vous en met plein les yeux (et la tronche). Certains joueurs parlent même du meilleur scénario de la saga. Si dans les grandes lignes c’est presque un acquis, les quatre épisodes auxquels j’ai joué sont tous complémentaires les uns aux autres et je n’arrive pas à en trouver un qui se démarque plus que les autres.

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En bref, Yakuza Kiwami 2 confirme la règle dans cette nouvelle virée au pays du soleil levant. De surprise en surprise, Yakuza aborde les thèmes phares de la saga sans pour autant les rendre répétitifs. Non, ce n’est pas le quatrième Yakuza que je fais qui me lassera de ce que j’aime dans la saga. Histoires familiales, trahison, politique, pouvoir, une fois de plus, Yakuza m’a laissé bouche bée devant sa narration.

Comptez une quinzaine d’heures (peut-être plus, peut-être moins) pour finir les 16 chapitres du scénario principal. Et pour les amoureux du chien enragé de Shimano, 3 chapitres et quelques heures viennent rallonger l’aventure qui, à l’image de Yakuza 0, nous permettent de prendre le contrôle total de Goro Majima et surtout faire une transition entre les deux Kiwami, qu’il n’y avait pas à l’époque.

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2. Des activités à gogo

Comme à ses habitudes, Yakuza propose de nombreuses activités annexes, souvent délirantes et totalement décalées. Quêtes secondaires, salles d’arcades, et j’en passe. Les rues de Kamurocho et d’Osaka ont de quoi vous soutirer quelques sourires et vous remplir les poches en points d’expérience et yens.

Parlons un peu plus en détails des deux activités « scénarisées ». Premièrement, le Clan Creator, tout droit venant de Yakuza 6. Dans ce mode inspiré par les jeux de stratégies, vous envoyez des groupes de combattants de rues pour sauver la petite entreprise de notre vieil ami Majima. Points d’experience, capacités spéciales, attaques ultimes, le Clan Creator saura séduire les joueurs friands de ce type de jeu, l’univers de Yakuza en plus.

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Pour ma part, je me suis bien prise au jeu du Cabaret Club Grand Prix. Comme son nom semble l’indiquer, Kiryu se met dans la peau d’un manager d’un Cabaret, le Four Shine, et se fait embarquer dans une compétition pour élire le meilleur club, en somme celui qui rapporte le plus de sous. Recrutement d’hôtesses, relooking, ce mode un peu atypique vous demandera d’accumuler un maximum d’argent en 3 minutes. On se prend très vite au jeu, et il faut bien l’avouer: ça rapporte un max. En tout cas, il y en a pour tous les goûts.

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3. A un poing prêt

Un autre point fort de la saga tout entière: sa jouabilité. On arpente les rues nippones, on casse des nez, bref c’est un déluge de coups, d’épreuves de force, et malgré son petit côté arcade, on accumule les victimes de nos poings et on se prend au jeu. D’un épisode à l’autre, pas grand ne chose ne change, à quelques détails près.

Yakuza Kiwami 2 pourra dépayser les joueurs de l’opus PS2 d’antan sur certains aspects. À l’image de Yakuza 6, Kiwami 2 abandonne tout le système des différents modes de combats pour proposer un arbre de compétences plus orienté sur les points essentiels à la réussite de notre mission: force, vitalité, défense et jauge de Heat en les couplant à des compétences spéciales de désarmement ou d’esquive par exemple. Si ce choix rend le gameplay nettement plus fluide, cela permet aussi de ne pas se perdre dans la répétitivité des combos et de varier nos coups au fur et à mesure que l’on débloque des compétences et de ce fait comme a su le faire The Song of Life, prendre un aspect plus RPG obligeant le joueur à prendre le temps de s’y attarder.

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Un autre aspect qui m’a particulièrement marqué, voir presque étonné, dans le jeu, est l’importance d’accumuler un bon inventaire d’armes. Dans les opus précédents, je n’ai jamais ressenti le besoin d’avoir des armes sur moi, je faisais le jeu entier à la force des poings et des divers objets qui s’offraient à moi sur les lieux des combats. Cette fois-ci, cette nécessité s’est beaucoup plus fait ressentir et a renouvelé ma façon d’avancer dans l’histoire, de combattre, rendant mon expérience plus violente et il faut bien l’avouer plus défoulante (?).

4. Sweet Japan

Depuis plusieurs années, les remastered ont le vent en poupe. Lissages, augmentations de la résolution, cette mode peine parfois à convaincre et même si cela permet à certains joueurs de découvrir un jeu sur la génération actuelle, la remasterisation apporte rarement grand chose de folichon. Cependant, Sega a vu les choses en beaucoup plus grand pour fêter dignement le dixième anniversaire des 2 premiers Yakuza et sont passés par la case remake. Grâce à une refonte totale du jeu (notamment graphique), le jeu est méconnaissable.

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En clair, Kiwami 2 a subit la même cure de jouvence que son prédécesseur, voir peut-être même meilleure puisqu’il utilise fièrement le Dragon Engine, emprunté à Yakuza 6, dernier moteur graphique en date pour la licence. Et que dire de plus sinon que c’est tout simplement magnifique. On arpentes des villes ultra réalistes dans lesquels lumières et foules immenses émerveillent nos mirettes. On s’y croirait presque. On se perdra dans le scénario à arpenter ces rues qui nous entourent et les divers lieux avec lesquels nous pouvons interagir.

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Plus loin encore, on est fascinés par les expressions des visages et détails faciaux, donnant un charisme certain aux personnages principaux et l’attachement qu’ils méritent.

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Il n’y a plus de place pour le doute, cette licence m’étonne à chaque épisode, tant par le dépaysement de son univers que par la qualité de son écriture. La seule ombre au tableau, et non des moindres, qui persiste à se montrer est l’absence de sous-titres localisés. Malheureusement, les joueurs allergiques à la langue de Shakespeare ne sont toujours pas mis à l’honneur, et c’est (encore et toujours) fort dommage. Mais malgré ce point noir que je ne peut pour autant pas me permettre d’ignorer, il m’est plus que difficile de dire du mal de Yakuza. Alors que Yakuza 1 et 2 des années 2000 devaient fortement se rejoindre, Yakuza Kiwami 1 et 2 se sont éloignés l’un de l’autre, notamment grâce aux emprunts à Yakuza 6 qui permettent aux joueurs de suivre la tendance de gameplay dans l’ordre des sorties sur cette génération. Plus que 3, et je serais à jour sur l’histoire du Dragon de Dojima.

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